Les dernières publications de Lise Tapp

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À propos de moi

Le mystère des mots

Le gout des mots m'est venu bien avant de savoir écrire, avant même de reconnaitre les lettres de l'alphabet.  Mon père lisait son journal, dans la grosse chaise à bascule et je l'enviais.  Ma mère  lisait de gros livres, qu'elle nommait :romans, j'adorais et enviais encore ses capacités.  Ma soeur aînée faisait ses travaux scolaires et je l'enviais aussi. J'ai attendu que mon tour arrive et la première journée de classe enfin venue, j'étais prête à connaitre le mystère des mots.  Dès les premières minutes dans ma classe de première année, le coffret à crayons ouvert, un cahier devant moi et j'espérais que l'on m'apprenne vite les mots.  

La première heure passée, j'ai perdu espoir.  J'ai refermé le cahier et le coffret à crayons et j'ai tout rangé dans mon sac d'écolière et je me suis levée, prête à renter chez-moi.  La main sur la poignée de la porte, l'enseignante, madame Bergeron, m'interpelle et me demande ce que je fais.  Sans gêne, je lui avoue ma déception, ce n'est pas ici que je connaitrai le mystère des mots, alors je rentre à la maison, où des choses m'attendent. 

Bon, elle a réussi à me retenir, elle avait bien des tours dans son sac, cette femme. J'ai appris le mystère des mots et jamais le plaisir de cette découverte s'est émoussé. 

J'ai publié mon premier roman : La maison du vieux Tom, à l'âge de 71 ans.  Le second : Les Enfants d'Azar à 72 et le troisième ouvrage : Céline G où l'histoire de tant d'autres femmes, est chez l'éditeur, il verra le jour pour mes 73 ans.  Un autre ouvrage est déjà amorcé et des idées se bousculent dans ma tête pour bien d'autres. 

Les mots, leur sonorité, leur signification, un monde toujours à découvrir pour moi. 

 
 
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La maison du vieux  Tom

22 mars, 2018

Ce premier roman : La maison du vieux Tom, publié le 22 mars 2018, par la maison d'édition : La Grande Marée, m'a valu d'être finaliste au prestigieux concours France/Acadie en 2019.  Mon éditeur, monsieur Jacques Ouellet, l'a présenté au printemps 2019 et j'ai eu cette chance qu'il soit retenu. 

Un ouvrage du genre présente une somme énorme de travail, des heures et des heures tous les jours, pour un premier jet. Ensuite vient le peaufinage et plus tard, la correction, puis finalement, un éditeur qui le publie. Tout cela, pour que le roman se retrouve entre les mains des lecteurs. 

L'écriture est une passion, donc pour l'auteur, le temps ne compte pas. 

Le jour où enfin l'on quitte l'ouvrage, pour le laisser à sa vie propre, il y a un deuil à faire, puisque l'auteur se met à nouveau à la tâche et commence une autre histoire. Mais tous ces personnages, à qui nous avons donné la vie et avec qui surtout nous avons passé tant d'heures et qui sont une famille presque, nous manquent. Il ne reste plus qu'a s'en composer une nouvelle et voilà, le cycle recommence.

Je vous offre mes romans chers lecteurs, convaincue qu'ils sauront vous charmer et comme moi, quand vous fermerez le livre, ces beaux personnages qui vous ont habités un certain temps, vous manqueront.

Merci de me lire

Lise Tapp

 

Communiqué de sélection au concours France/Acadie 2019

Le concours France/Acadie a été inauguré en 1976, par la France, afin de souligner l'amitié entre les deux peuples, France et Acadie.  Il est un concours fort prestigieux et j'ai eu la chance de voir mon premier roman : La maison du vieux Tom, sélectionné. 
Être finaliste est déjà une belle reconnaissance de nos pairs et je suis fière de voir mon travail reconnu. Je n'ai pas été la lauréate cette fois-ci, mais une prochaine fois, je le serai, j'en suis convaincue. 
En attendant, je félicite encore la lauréate à ce concours, Carolle Arseneault, avec son ouvrage : Un protestant dans le salon. Très intéressant d'ailleurs.

 

Articles de presse et de revues

Article dans la revue de l'Université de Sherbrooke

Un premier roman publié pour Lise Tapp
Portrait d’une diplômée de l'Université de Sherbrooke, qui réalise son rêve
Passionnée d’écriture, Lise Tapp a grandi le nez dans les livres. Dès son enfance, elle a rêvé de littérature et souhaitait devenir romancière. Son rêve s’est réalisé le 22 mars 2018, elle a vu publier son tout premier roman intitulé : La maison du vieux Tom aux éditions La Grande Marée de Tracadie au Nouveau-Brunswick. J’ai eu la chance de m’entretenir avec cette diplômée ambitieuse et persévérante qui m’a complètement fascinée. Dans le cadre de mon stage au Service des diplômées et diplômés de l’Université de Sherbrooke, je suis sortie grandie de cette entrevue. C’est avec une énorme joie que je vous présente, Lise Tapp, une femme des plus inspirantes.
Née en 1947 dans la petite ville de Matane, Lise Tapp y a passé son enfance jusqu’à l’âge de 18 ans pour ensuite se diriger vers les plaines d'Abraham. Ayant traversé beaucoup d’épreuves dans sa vie comme la maladie, la souffrance. Lise demeure tout de même remplie d’un bonheur contagieux. Ses histoires sont captivantes et viennent à elle de façon spontanée. Lise m’a raconté qu’elle se sent libre lorsqu’elle écrit et qu’elle ne veut suivre aucun modèle et c’est d’ailleurs ce qu’elle a fait avec La maison du vieux Tom. Le roman raconte l’histoire d’une artiste qui a dû renoncer à son art au nom de l’amour. Elle apprend la supercherie de son mariage, un complot entre son mari et sa famille, et demande la séparation. Elle s’installe sur les bords du Saint-Laurent, pour se réconcilier avec son art. Elle fait donc construire sa maison, devant celle du vieux Tom sur l'île en face.  Dans son refuge,  elle y connaitra l’amour véritable et les amitiés sincères.
Étant une femme très matinale, Lise Tapp écrit généralement très tôt le matin. Elle s’installe à son ordinateur, elle lit, elle vogue puis elle affirme que les choses s’imposent d’elles-mêmes. C’est un peu comme un film qui défile devant ses yeux. Elle est parfois même en désaccord avec ce qui survient, mais elle ne fait que traduire le monde qui s’impose à elle. Elle a toujours su qu’elle se devait d’aider les autres. Elle a donc décidé d’étudier les sciences infirmières en 1965-1968 à l’hôpital du Saint-Sacrement de Québec. Ensuite, elle a poursuivi ses études à l’Université de Sherbrooke de 1976 à 1979, où elle a étudié la littérature et le théâtre, une autre de ses grandes passions. Après une carrière comme infirmière en obstétrique et après avoir réservé ses temps libres à l’écriture, Lise a décidé de s’y mettre officiellement. Elle a voulu attendre avant d’écrire, affirmant qu’elle ne croyait pas avoir suffisamment vécu pour avoir quelque chose à dire. Dans les années 90, elle a écrit deux romans, mais les a laissé dormir jusqu’à sa retraite. Une fois arrivée à cette étape de sa vie, elle s’est d’abord demandé si elle avait le courage d’aller jusqu’au bout des choses et de publier ses romans.
« Donne-toi la chance d’être publiée », lui a dit un membre de sa famille. C’est alors qu’elle a corrigé ses manuscrits et qu’elle s’est lancée à la recherche de maisons d’éditions. Les Enfants d’Azar, son second roman, publié chez le même éditeur le 27 sept.2019. Le dynamisme, l’honnêteté et la franchise sont des valeurs de cette talentueuse écrivaine. Ses parents lui ont offert la possibilité de toujours dire ce qu’elle pensait.
« Ma passion pour l’écriture et la lecture date de mon tout jeune âge. Je n’avais pas encore mis les pieds à l’école, que je regardais mon père lire le journal et je m’y suis mise aussi. Je me souviens de leurs rires quand la famille m’a découverte, un matin, en train de faire semblant de lire le journal. Mais ces passions me sont restées et j’ai adoré apprendre à lire et à écrire. »
La lecture, l’écriture, le théâtre, les arts plastiques, les échecs, la santé physique, le jogging ou encore le yoga, on peut dire que Lise Tapp est une femme en santé qui ne manque pas de passions. Cette belle énergie la mène actuellement à l’écriture de son troisième roman : Céline G,,, ou l’histoire de tant d’autres femmes, qui, après avoir discuté longuement avec elle, sera sans aucun doute merveilleux à lire.
Merci Madame Tapp de m’avoir permis en tant que stagiaire de m’entretenir avec vous lors de cette entrevue. Cela m’a permis de voir la vie différemment et de réaliser qu’il est important de poursuivre ses rêves et d’oser aller jusqu’au bout de ceux-ci, les résultats peuvent être surprenant.

 

Article de Stéphane Quintin dans le journal l'Avantage Gaspésien

Le 22 mars 2018, la Matanaise Lise Tapp sera présente au complexe culturel Joseph-Rouleau pour présenter, au cours d’un 5 à 7, son premier roman La maison du vieux Tom. La septuagénaire ne manquera pas d’y transmettre au public sa passion pour la littérature, sa joie contagieuse et la belle énergie qui l’habite.

Rencontrée chez elle, à Matane, sur les bords du fleuve, où elle vit dans une atmosphère de bohème avec sa sœur France, cumulant les rôles de première lectrice et d’artiste peintre, Lise Tapp n’a pas caché son immense plaisir de pouvoir enfin publier son premier roman, un rêve développé depuis l’enfance.

Née à Matane en 1947, elle y a passé toute sa jeunesse, jusqu’à ses études d’infirmière à Québec. Au début des années 1990, après avoir exercé à Sherbrooke, où elle s’est aussi plongée dans des études de théâtre et de littérature, elle revient vivre à Matane avec sa mère et sa sœur France, dans cette maison sur le rivage chargée d’ondes positives.

À sa retraite, convaincue par son cousin Normand Ouellet, ancien copropriétaire du Photo Express de Matane, elle se replonge dans deux manuscrits dormant dans ses tiroirs depuis les années 1990, Les enfants d’Azar et La maison du vieux Tom. Le second trouve preneur, aux éditions La Grande Marée, basées au Nouveau-Brunswick. Un rêve de jeune fille se réalise alors à 71 ans.

Une enfance au milieu des livres et un besoin de création  

De sa mère avant-gardiste, qui déclarait encore à 90 ans, la veille de sa disparition, qu’elle sera vieille une fois centenaire, Lise Tapp a sans conteste hérité le secret de la jeunesse éternelle. À 71 ans, elle dégage une fraîcheur et une soif de vie incontestables, malgré plusieurs épreuves.


Déjà enfant, avant même de savoir lire, je m’asseyais dans la chaise à bascule de mon père, cachée derrière le journal. Les mots me fascinaient. -Lise Tapp

Ayant passé son enfance au cœur des livres, dans une ambiance familiale pleine d’amour et de spiritualité, elle commence à rédiger très jeune quelques poèmes, un journal intime et des textes de fiction qui la faisaient voyager grâce à une imagination débordante. Avec La maison du vieux Tom, elle s’est tournée vers l’histoire d’une jeune femme qui reprend sa vie en main à 40 ans et décide de partir s'exiler au bord du fleuve pour permettre à sa fibre artistique de s’épanouir.

Intéressée par les romans d’apprentissage spirituels, un livre de Jean d’Ormesson à la main, elle reconnaît que l’écriture lui apporte un souffle indispensable de liberté. Pratiquant elle-même des exercices de yoga et de méditation, elle considère que ses histoires sont un bon remède au climat parfois trop pesant de l’actualité, ce qui ne l’empêche pas de travailler en ce moment sur le drame des filles-mères, le thème de son prochain récit, qui lui tient très à cœur.